Mal nommer
les choses, c'est ajouter

au malheur du monde.

Albert Camus.


samedi 24 août 2013

Film 24. Stabat Mater

     De retour dans l'abbatiale de Saint-Amant-de-Boixe (Charente), où nous avions filmé l'exceptionnelle cérémonie de l'éveil du nouvel orgue Renaissance de la Manufacture Quentin Blumenroeder (op. 8 et 8a ci-dessous), voici les premier et dernier versets d'un "Stabat Mater", chanté à Calenzana en Balagne (Corse) durant la Semaine Sainte, de tradition orale (XVIe-XVIIe s.).

     Après une première partie où l'organiste Aurélien Delage et le baryton Jean-Philippe Fourcade travaillent à leur mise au point, la pièce est donnée en concert. La première réponse de l'orgue est une improvisation sur le thème et la seconde débouche sur la Passacaille extraite de "Armide" de Jean-Baptiste Lully. Tout est rare ici, l'abbatiale, l'orgue, la pièce et les musiciens.

     Ajouté le 10 mars. — Et puisqu'il s'agit d'une chronique, j'aimerais ajouter, à propos de l'opus précédent ("Stabat Mater" par Aurélien Delage et Jean-Philippe Fourcade), ces lignes de Benoît Turquety, à propos des Straub, dans son texte" Jeunesses Musicales" qui accompagne Le "Bachfilm / Chronique d'Anna Magdalena Bach", coffret paru aux éditions Montparnasse: «S'il s'agit de montrer le travail que constitue l'exécution d'une partition, cela n'implique pas pour Straub, de montrer les erreurs successives des musiciens, les errements, les fautes, les maladresses. Cela est inutile: montrer le travail, c'est montrer le travailleur qui a réussi et peut être fier de ce qu'il a accompli. La difficulté, les erreurs qu'il aura fallu faire et surmonter, se verront de toute façon, par cette sorte de transparence de l'objet au processus qui l'a produit et qu'il incarne.»