Mal nommer
les choses, c'est ajouter

au malheur du monde.

Albert Camus.


lundi 22 novembre 2010

Regards et débats sur la biodiversité




Sous l'efficace et compétente coordination d'Anne Teyssèdre, dont nous avons reproduit ici Environnement: frugalité non ordonnée n'a pas d'effet, son texte sur Blake Alcott et les soi-disant «gestes simples» paru dans Le Monde / Économie du 1er avril 2008, la Société Française d'Écologie ouvre sur son site depuis septembre Regards et débats sur la biodiversité. Cette plate-forme multimédia propose à la discussion de courts textes très bien informés de chercheurs, médiateurs scientifiques, experts et acteurs sociaux, avec l'ambition d'utiliser la puissance de l'internet pour stimuler le dialogue citoyen.

Les questions soulevées par les transformations climatiques ou par le nécessaire aménagement des ressources naturelles et humaines par exemple nous montrent clairement que cette mise en relation entre les sciences de la nature et les sciences humaines — et l'élucidation pour le grand public de leurs concepts, méthodes et résultats — sont des enjeux civiques de première et urgente nécessité.

Si, en effet, de normales et régulières controverses animent ce monde divers et contradictoire que nous désignons sous une expression commode: «la communauté scientifique», rien ne la met spontanément à l'abri — ni nous tous d'ailleurs — des conflits d'intérêts matériels et symboliques, des enjeux politiques, économiques et sociaux, ou des ravages obscurantistes de la rumeur mondiale que permettent aussi nos vitaux moyens d'échanges et d'informations modernes, qui ne nous dispenseront jamais de l'effort et de la patience nécessaire de travailler à apprendre et à nous comprendre.

On trouvera aussi le lien permanent de cette plate-forme au pied de la colonne latérale, dans la section "sites politiques".

© Photographie: Une abeille sur un cotoneaster, Maurice Darmon, 30 juillet 2005. Alors innombrables et faciles à photographier, ces abeilles ont à peu près totalement disparu de mon jardin depuis trois ou quatre ans.